9 septembre 2012

Chiffres 2011 à Paris

La préfecture de Police de Paris a publié en février, sans tambour ni trompettes, les chiffres de l’accidentalité à Paris. On peut comprendre le peu de publicité faite autour de cette publication, car les chiffres sont très mauvais. Le nombre des tués est hélas passé de 43 à 50, soit une augmentation de plus de 16%, au grand détriment des piétons, puisqu’avec 27 tués, soit 9 de plus qu’en 2010, leur mortalité a bondi de 33% ! Pourtant leur responsabilité a diminué, passant de 50% à 45%. Les 2 roues motorisés enregistrent une légère baisse, passant de 17 à 16 décès. Les automobilistes, passent de 6 à 7 tués, et chez les cyclistes aucun décès n’est à déplorer, après 3 années particulièrement meurtrières depuis l’introduction du Velib.

6 novembre 2011

Journée alternative à la sanction

Samedi 5 novembre, comme plusieurs fois par an, un bénévole de la LCVR75 a animé un atelier dans le cadre d’une journée alternative à la sanction. Ces journées, organisée régulièrement dans la plupart des arrondissements de Paris, permettent à des contrevenants de classer sans suite un PV de 90 € à condition d’assister à une demi-journée de sensibilisation. Cette action vise les conducteurs les plus vulnérables, ceux des 2 roues, cycles ou motorisés. Trois interventions se suivent : une sensibilisation à la prise de risque par le service de traitement judiciaire des accidents, statistiques détaillées à l’appui, une sensibilisation très impressionnante aux conséquences d’accidents corporels par les Pompiers de Paris, et un parcours avec lunettes d’alcoolémie organisé par la LCVR75, suivi d’un questionnaire qui permet de casser beaucoup d’idées reçues.

L’impact des ces journées semble très positif sur les contrevenants.

On peut néanmoins déplorer qu’il n’y ait jamais d’automobilistes participants, par exemple pour refus de priorité à un piéton. Il faut rappeler que les piétons représentent la moitié des tués à Paris.

6 novembre 2011

Réaction aux chiffres de septembre 2011

Suite à la publication des chiffres de septembre 2011, la LCVR a publié le communiqué de presse suivant :

Nous vivons la fin d’un cycle historique de la lutte contre la violence routière.

Il est pathétique de voir que le gouvernement se résigne maintenant à ne pas dépasser le nombre de 4000 tués sur nos routes en 2011, alors que le président de la République avait lui-même fixé l’objectif réalisable de 3000 tués à la fin de son mandat.

Nous nous étonnons que le Ministère de l’Intérieur et la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routières qualifient cet échec de « résultats positifs » !

22 juin 2011

Fete de la Musique

En cette soirée de Fête de la Musique, la LCVR75 a prêté son concours à une grande banque internationale pour une grande opération de sensibilisation à la conduite sous l’emprise de l’alcool.

Sur une base volontaire, les participants passaient un test d’alcoolémie avant et après la fête, ce test étant complété par un parcours effectué avec des lunettes de simulation d’alcoolémie.

La soirée a été un franc succès, une bonne partie des 400 invités ayant participé à notre atelier.

20 juin 2011

Radars pédagogiques

Suite à la réunion dite de concertation organisée le 10 juin 2011 par la Préfecture de Police de Paris, qui a surtout servi à entériner le remplacement systématique des panneaux annonçant les radars par les radars pédagogiques, la LCVR75 tient à rappeler ses positions sur le sujet :

  1. 1) Les panneaux indicateurs de radar doivent être systématiquement supprimés et ne doivent pas être remplacés par des radars pédagogiques. Le signalement des lieux de contrôles détruit la dissuasion et n’a plus aujourd’hui d’utilité pédagogique (les « coups de frein »).
  1. 2) Des radars pédagogiques doivent être installés dans les zones les plus accidentogènes, lieux où la vitesse à été déterminante dans les accidents (20% des accidents à Paris).
  1. 3) Des radars pédagogiques doivent également être installés sur tous types de voies, de façon à rappeler que le respect de la vitesse est la règle quel que soit l’endroit, notamment dans les zones « 30 », les zones de rencontre, aux abords des écoles, rues commerçantes….
  1. 4) L’emplacement de ces radars pédagogiques devra être modifié en fonction de l’accidentologie relevée et d’une planification des positionnements aléatoires.
  1. 5) Des panneaux annonçant le nombre de radars fixes pourraient être installés à l’entrée de certains axes (ex : à l’entrée du périphérique, voies sur berge…)
Page 2 sur 512345