1 octobre 2010

Séminaire sécurité routière du 21/09/2010

La LCVR 75 était invitée à ce séminaire organisé par la Mairie de Paris, avec la Préfecture de Police et des intervenants du CERTU et de diverses associations.

Une première table ronde réunissant la Préfecture de Police, la Mairie, M. Georges Sarre, la DSCR et le CERTU a dressé un bilan de l’accidentologie à Paris. Le président de la LCVR75 est intervenu sur le temps des questions de la salle pour interpeller les principaux protagonistes sur les conséquences tirées du bilan en termes d’infrastructures (quid de l’exception parisienne qui consiste à faire – ou ne pas faire en général – des aménagements limités et très légers par rapport à tout ce qu’on peut voir en province, y compris sur des grands axes) et d’organisation des effectifs de police (pourquoi les mêmes véhicules occupant chaque jour des passages piétons, par ex à l’heure de la rentrée scolaire, ne sont pas verbalisés).

Mme Hardy a répondu en exposant les actions de prévention menées et la mairie de paris en disant qu’il fallait concilier l’exception parisienne avec des aménagements.Ces réponses sont restées très vagues et ne correspondent malheureusement à la réalité de terrain constatée par nos adhérents ou sympathisants.

La seconde table ronde portait sur les comportements et le code de la rue, dont certaines propositions font maintenant partie du code de la route. la DVD a présenté ses études en la matière, principalement sur les sas vélos (en l’absence de sas  vélos, 73% des deux roues motorisés s’arrêtent en empiétant sur le passage piétons ou dessus ; en présence de sas, « seulement » 55% des 2RM s’arrêtent dans le sas ou en empiétant sur le passage piétons !). Nous sommes rassurés, les comportements changent…. Rue de l’Avenir a présenté, de son côté, son projet de concours visant à promouvoir l’apaisement de la circulation.

En résumé, ce séminaire semblait surtout utile à la mairie de Paris et la Préfecture de Police, pour montrer qu’ils agissent. En termes d’impact sur les accidents, il est à craindre que les choses n’évoluent guère (d’ailleurs, on est au même niveau qu’il y a un an, avec même une augmentation sensible des blessés graves) en l’absence de mesures nouvelles ou ambitieuses.