19 juillet 2010

Communiqué de presse
du 21 juin 2010

Les parents d’élèves inquiets de la sécurité routière à Paris

Deux tiers des parents d’élèves estiment que la sécurité routière n’est pas correctement assurée aux abords des écoles parisiennes, c’est ce qui ressort des résultats d’une grande enquête menée pendant plus d’un an auprès des parents d’élèves par la LCVR Paris.

La Ligue contre la violence routière Paris a organisé, conjointement avec l’APEL Paris une enquête auprès des parents d’élèves sur la sécurité routière aux abords des établissements scolaires sur l’ensemble de la Capitale. Avec près de 3500 réponses, cette vaste opération a été incontestablement un succès et a confirmé que les parents d’élèves sont préoccupés par cette question.

Les résultats généraux font apparaître que plus de 65 % des parents d’élèves ayant répondu considèrent que la sécurité routière n’est pas correctement assurée aux abords des écoles et 75 % identifient des endroits dangereux.

Plusieurs centaines de traversées piétonnes jugées dangereuses à Paris

Ainsi, les traversées piétonnes sont jugées peu sûres pour plus de 60 % des parents. Sur l’ensemble de Paris, plusieurs centaines de passages piétons sont considérés comme dangereux et plus d’une cinquantaine rien que dans le 15ème arr, par exemple. Ce sont, en outre, une centaine de rues ou boulevards parisiens qui ressortent comme dangereux. Tous les piétons, et pas seulement les enfants, sont donc concernés.

Massivement, les parents (plus de 80 %) demandent plus d’agents de médiation ou de policiers pour faire traverser les enfants et une majorité d’entre eux estime que la police ne fait pas efficacement respecter le code de la route (absence de verbalisation des véhicules sur passages piétons ou trottoirs notamment). La vitesse et le non respect des priorités aux passages piétons sont identifiés comme des causes majeures d’insécurité routière. 65 % des parents réclament, enfin, plus de formations aux dangers de la route dans les établissements scolaires.

La LCVR Paris demande des mesures pour la prochaine rentrée scolaire

Face à ces constats, la LCVR Paris a saisi le préfet de police et le maire de Paris afin qu’un dialogue s’instaure et qu’un plan d’action soit défini d’urgence (mise en place de ralentisseurs, feux, présence systématique d’agents de médiation et de policiers aux points dangereux, action de sensibilisation envers les conducteurs), en vue de la rentrée scolaire de septembre 2010. Elle va, enfin, assurer un suivi des points signalés et communiquera sur les résultats obtenus.